Category

Expatriation

Category

L’expatriation fait partie de mon quotidien, depuis fin 2021. C’est à Milan que j’ai posé mes valises, dans le pays de la Dolce Vita (si ça vous intéresse, vous pouvez lire mon guide pour une première visite à Milan).

C’est un sujet vaste, c’est pourquoi cet article est une introduction aux prochains car il est important de bien poser le contexte.

Ça nécessite de partager certains aspects plus personnels si je veux relater cette expérience de façon transparente. En effet, l’expatriation est propre à chaque personne, à chaque cas et aux priorités de chacun à un instant T.

Selon si c’est un projet commun, si vous êtes la personne qui initie ou si vous suivez une personne, l’expérience sera vécue différemment. Tout comme le motif, les conditions de départ, le pays d’accueil et tant d’autres paramètres.

Contrairement à mes autres articles dédiés aux voyages qui sont plutôt “pratiques”, cette rubrique sera plus personnelle contenant plus de réflexions qui n’engagent que moi.


Vivre en Italie : pourquoi cette rubrique dédiée à l’expatriation sur mon blog de voyage ?

  • Pour moi avant tout : garder une trace de cette aventure unique. L’expatriation est aussi un voyage dans une vie, avec ses belles surprises et ses frustrations parfois.
  • Pour les futurs/nouveaux expatriés en Italie et plus précisément à Milan : si ça peut aider certains à mieux se projeter, à mieux préparer l’arrivée, à clarifier certains doutes peut-être… 

Un de mes premiers réflexes : taper sur le moteur de recherche “expatriation Italie Milan, préparer expatriation, vivre à Milan, etc”.
Donc si je peux aider à mon tour, c’est ma façon de contribuer.

  • Pour les personnes qui se posent la question de l’expatriation, en Italie notamment : lever le voile sur certains mythes, confirmer certaines raisons de sauter le pas… ou non.

Avant de vivre en Italie : ma situation en France

paris-tour-eiffel
  • Basée en région parisienne, Paris est également ma ville natale (non je ne suis pas une parisienne aigrie !)
  • Vous vous doutez qu’en étant sur un blog de voyage, j’aime… voyager. J’adore partir mais j’adore aussi rentrer chez moi et chez moi c’était Paris jusque-là.

Le sentiment d’être “chez soi” est une notion qui reviendra dans l’expatriation, je ne parle pas d’avoir un toit mais de ce sentiment d’être à sa place, d’être véritablement chez soi quelque part car on a beau partir partout on n’est “pas mieux que chez soi”.

  • Salariée dans une entreprise avec des bureaux à l’international mais pas en Italie.
  • Sans enfant : l’expatriation avec des enfants est encore un autre défi, que je n’aborderai pas puisque ce n’est pas mon cas.
  • J’avais déjà vécu à l’étranger étant plus jeune (Italie, Espagne et Chine)

Comment l’expatriation à Milan s’est présentée ?

milan-via-torino
  • Ce n’était pas spécialement un projet/rêve que de vivre en Italie.
    Ni une envie de quitter la France comme c’est le cas pour certains qui ne se sentent plus alignés avec les valeurs de la République ou avec le mode de vie Français.
    Non, c’est surtout parce qu’une opportunité s’était présentée.
  • Une mutation professionnelle de mon conjoint : si on veut être précis, je suis plutôt la “conjointe suiveuse de l’expatrié”.
    Ce point est très important car quand on suit, on appréhende certaines choses différemment. Je précise que si on est à Milan aujourd’hui c’est que j’ai été d’accord aussi, rien n’a été imposé (encore heureux). C’est une décision qui doit être commune car toute une vie est sur le point d’être chamboulée.

    ⚠ Toutes les expatriations ne sont pas toujours à la hauteur des attentes et il faut le garder en tête. Certains finissent par rentrer plus tôt que prévu : ça ne s’est pas bien passé avec l’entreprise, conditions non respectées, difficultés à s’intégrer dans le pays d’accueil, désillusion sur certains aspects etc.

    C’est pourquoi, l’accord commun est important car même si vous finissez par rentrer plus tôt, vous étiez d’accord. Parfois ça ne fonctionne pas toujours et ça fait aussi partie de l’expérimentation, ne pas en vouloir à l’autre de vous avoir “ramené.e” dans ça, de finir sur un sentiment d’échec et d’avoir “tout quitté pour ça”.

    Bon en général ça se passe bien et quoi qu’il arrive, ça restera une expérience marquante !

Partir vivre en Italie : dans quel état d’esprit j’étais avant de m’expatrier ?

vivre-en-italie-milan
  • Très contente professionnellement pour mon conjoint, c’est qu’il est suffisamment compétent pour qu’on lui propose cette opportunité (normalement).
  • C’est une super expérience qui n’arrive pas tous les 4 matins (je le vis aussi comme un privilège) : pour autant, tout le monde ne veut pas forcément vivre ce type d’aventure et ce n’est pas une fin en soi.
  • J’adore l’Italie car c’est un pays riche en Histoire, en culture, en paysages, en gastronomie … on ne va vraiment pas s’ennuyer !
  • J’avais déjà vécu en Italie quand j’étais enfant et j’avais commencé l’école là-bas : j’avais l’impression qu’un nouveau cycle débutait comme si on “rebouclait la boucle”.
  • L’Italie, c’est à côté : si besoin, ça sera facile de revenir en France. En même temps c’est suffisamment dépaysant pour que ce soit enrichissant.
  • J’aime sortir de ma zone de confort et après le Covid, j’avais aussi besoin de me rechallenger : n’est-ce pas le bon moment, le “signe” ?

Avant de partir vivre à Milan : des craintes qui se dessinaient

voyager-en-italie-bologne
  • “Oh, oh !” : dilemme.
  • Milan, je l’avais déjà visitée en tant que touriste, en 2017. C’était mignon mais ce n’était pas une ville “coup de coeur” ni le genre de villes où je me projetais de vivre (étant une amoureuse de Paris, il était difficile de me déloger aussi facilement).

    Spoiler : on peut adorer (ou pas) une ville en tant que touriste mais envisager d’y vivre est un autre sujet. Exemple : certains adorent Paris quand ils sont de passage mais y vivre ? Jamais ! L’inverse est vrai aussi. Milan est finalement un bon compromis pour la citadine que je suis.
  • Je vais quitter mon environnement. Par extension mes proches.
    Oui, on surmonte la distance. Le téléphone, les visio’, les messages, les réseaux sociaux existent, certes (et je ne vais pas au bout de la Terre non plus).

    Tout dépend de vos relations et de l’importance que vous y accordez. Je sais que ce sera un défi pour moi, accepter de manquer certains événements car je ne pourrai plus être là systématiquement.
  • Je ne connais personne à Milan. Il y a toute une vie sociale à reconstruire et par quel biais, comme je ne serai ni camarade de classe, ni collocatrice, ni collègue de quelqu’un ?

La solitude et l’isolement sont de vrais sujets dans le cadre d’une expatriation, surtout pour la personne qui suit et qui n’a pas d’entreprise qui l’attend sur place.

  • D’ailleurs, qu’est ce que je fais de mon travail ? Comment je l’annonce à mon entreprise ? Qu’est ce que je vais faire en Italie moi ? Quelles sont mes envies pour la suite ?
    Là aussi, c’est un aspect qui m’a beaucoup travaillée (sans jeu de mot).
  • Je ne parle pas italien (il ne m’en reste rien suite à mon retour en France, j’ai choisi l’espagnol à l’école) : « je ne vais pas être opérationnelle tout de suite, je ne vais rien comprendre, je ne vais pas réussir à m’exprimer, les Italiens vont perdre patience » voilà ce que je me disais.

    En même temps, j’étais confiante car avec de bonnes bases en Français et en Espagnol, on ne part pas de 0 non plus !
  • Partir parce qu’on ne s’y retrouve plus est un choix pertinent mais quitter ce qu’on aime pour l’inconnu, il faut tout de même passer le cap et les débuts seront inconfortables.

La décision est prise : nous partons vivre à Milan

C’est parti, nous disons oui à ce nouveau chapitre italien.

Je pars car j’ai la certitude que l’aventure sera belle : s’immerger dans une nouvelle culture, apprendre une nouvelle langue, rencontrer des personnes que je n’aurais peut-être jamais rencontrées dans mon quotidien, créer ou tomber sur des opportunités que je n’aurais peut-être jamais imaginées…

Les craintes se surmontent, c’est aussi dans ces moments d’inconfort qu’on y découvre les plus beaux trésors (ce qu’on expérimente aussi via les voyages, à plus petite échelle).

En conclusion, passer à côté d’une telle opportunité aurait été un vrai regret c’est pourquoi on est à Milan aujourd’hui !


Pour finir, je vous partage une illustration publiée par Aller en Italie qui m’avait beaucoup fait sourire car tellement vrai :

aller-en-italie-expatriation

Je dédierai de futurs articles à certaines problématiques soulevées ci-dessus, sur la base de mon vécu.

Comment se préparer à sa première expatriation ? Ce qu’il faudrait faire avant de quitter la France et d’arriver en Italie ? Les difficultés et les erreurs au début ? Les plus et les moins ? Les étonnements etc.

Entre-temps, si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire 🙂

A bientôt les Dolci Voyageurs/Expats !

Oups, impossible d'enregistrer les images ici.